Compte-rendu de la réunion du 01 février 1965

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OUVROIR DE

LITTERATURE

POTENTIELLE

Circulaire No. 58

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 1er FEVRIER 1965

PRESENTS : G. Kreisel (invité), J. Queval, J. Lescure, P. Braffort, R. Queneau, J. Duchateau, Latis, F. Le Lionnais

PRESIDENT : C. Berge

QUENEAU : Hugo a plagié par anticipation
Queval. Le seul sonnet de Hugo n’est pas de Queval, Hugo en a écrit un.

QUEVAL : Je suis déçu.

LATIS : Selected Works of A. Jarry par R. Shattuck et S.W. Taylor. (circule.)

KREISEL (Logicien-mathématicien présenté par R. Queneau et F. Le Lionnais) : Avez- vous songé aux mots génériques.

– Bruit blanc -

KREISEL : Certains ensembles peuvent être définis grâce à une information partielle. D’autres pas. Avec Dieu, par exemple, ce n’est pas possible : n’importe quelle « propriété » de Dieu ne peut contenir toutes les caractéristiques de Dieu.

QUENEAU : La distinction entre l’analytique et le synthétique ?

KREISEL : Non, c’est une position intermédiaire.

QUENEAU (aurait dit) : Avec Angleterre ça marche : Thé, ou Churchill et on a tout le reste.

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BRAFFORT : Dans une certaine littérature – la populaire, la policière par exemple – une quantité minime d’information suffit pour définir le héros dans sa totalité.

QUEVAL : D’un côté il y aurait la littérature populaire, de l’autre la « classique » où l’on essaye d’échapper aux différents schémas.

BRAFFORT : Tout l’effort de l’Oulipo ne vise-t-il pas à démontrer le contraire.

(A ce moment il est question d’entrecôte générique. F. Le Lionnais veut fonder l’Oumapo, afin d’examiner le sens de générique).

KREISEL : Dans cette question des schémas il me semble que deux aspects peuvent être considérés : 1) Positif : des schémas existent. 2) Négatif : Démontrer théoriquement qu’ils n’existent pas. L’Oulipo s’est-il intéressé à cette question ?

BRAFFORT (courageusement) : Primo : notre notion est assez empirique, secondo : nous nous préoccupons (aussi) d’esthétique, tertio : nous nous heurtons au problème des ensembles finis et infinis.

KREISEL : Si l’Oulipo soutient le « positif », c’est aux autres à soutenir le négatif.

(Suit un long exposé de Kreisel. Berge et Le Lionnais apprécient, commentent et décident « qu’il faudra revoir ça en dehors de cette table ». Lescure : « Pourquoi ? ». Quelqu’un rit. )

LA SERVEUSE : Qui veut des tartes ?

LE LIONNAIS : Bens, Bens est un amer en ce qui concerne les cerveaux réunis.

BERGE : J’émets des doutes.

LE LIONNAIS : Moi aussi.

LESCURE : Pas d’idées sans contrat, donc il faut d’abord trouver des contrats.

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BERGE : Et Mouton ?

QUEVAL : Le front du mouton tiendra.

BRAFFORT : J’aurais dû être député socialiste….( ?)

QUENEAU : ça avance. Je me sens visé, moi, j’ai eu des ennuis avec un pinceau de pot de colle.

BERGE : Et le scotch ?

QUENEAU : J’y ai pensé mais il était abimé. Bref ça avance. Malade. Travail.

Le S.P

J.D

NB : Il est conseillé de lire, par R. Queneau et F. Le Lionnais « La théorie des groupes d’Alexandrof » chez Dunod.

OUVROIR DE

LITTERATURE

POTENTIELLE

Circulaire No. 58

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 1er FEVRIER 1965

PRESENTS : G. Kreisel (invité), J. Queval, J. Lescure, P. Braffort, R. Queneau, J. Duchateau, Latis, F. Le Lionnais

PRESIDENT : C. Berge

QUENEAU : Hugo a plagié par anticipation
Queval. Le seul sonnet de Hugo n’est pas de Queval, Hugo en a écrit un.

QUEVAL : Je suis déçu.

LATIS : Selected Works of A. Jarry par R. Shattuck et S.W. Taylor. (circule.)

KREISEL (Logicien-mathématicien présenté par R. Queneau et F. Le Lionnais) : Avez- vous songé aux mots génériques.

– Bruit blanc -

KREISEL : Certains ensembles peuvent être définis grâce à une information partielle. D’autres pas. Avec Dieu, par exemple, ce n’est pas possible : n’importe quelle « propriété » de Dieu ne peut contenir toutes les caractéristiques de Dieu.

QUENEAU : La distinction entre l’analytique et le synthétique ?

KREISEL : Non, c’est une position intermédiaire.

QUENEAU (aurait dit) : Avec Angleterre ça marche : Thé, ou Churchill et on a tout le reste.

BRAFFORT : Dans une certaine littérature – la populaire, la policière par exemple – une quantité minime d’information suffit pour définir le héros dans sa totalité.

QUEVAL : D’un côté il y aurait la littérature populaire, de l’autre la « classique » où l’on essaye d’échapper aux différents schémas.

BRAFFORT : Tout l’effort de l’Oulipo ne vise-t-il pas à démontrer le contraire.

(A ce moment il est question d’entrecôte générique. F. Le Lionnais veut fonder l’Oumapo, afin d’examiner le sens de générique).

KREISEL : Dans cette question des schémas il me semble que deux aspects peuvent être considérés : 1) Positif : des schémas existent. 2) Négatif : Démontrer théoriquement qu’ils n’existent pas. L’Oulipo s’est-il intéressé à cette question ?

BRAFFORT (courageusement) : Primo : notre notion est assez empirique, secondo : nous nous préoccupons (aussi) d’esthétique, tertio : nous nous heurtons au problème des ensembles finis et infinis.

KREISEL : Si l’Oulipo soutient le « positif », c’est aux autres à soutenir le négatif.

(Suit un long exposé de Kreisel. Berge et Le Lionnais apprécient, commentent et décident « qu’il faudra revoir ça en dehors de cette table ». Lescure : « Pourquoi ? ». Quelqu’un rit. )

LA SERVEUSE : Qui veut des tartes ?

LE LIONNAIS : Bens, Bens est un amer en ce qui concerne les cerveaux réunis.

BERGE : J’émets des doutes.

LE LIONNAIS : Moi aussi.

LESCURE : Pas d’idées sans contrat, donc il faut d’abord trouver des contrats.

BERGE : Et Mouton ?

QUEVAL : Le front du mouton tiendra.

BRAFFORT : J’aurais dû être député socialiste….( ?)

QUENEAU : ça avance. Je me sens visé, moi, j’ai eu des ennuis avec un pinceau de pot de colle.

BERGE : Et le scotch ?

QUENEAU : J’y ai pensé mais il était abimé. Bref ça avance. Malade. Travail.

Le S.P

J.D

NB : Il est conseillé de lire, par R. Queneau et F. Le Lionnais « La théorie des groupes d’Alexandrof » chez Dunod.

DM-1 (53)

01 février 1965

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