Compte-rendu de la réunion du 19 décembre 1964

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OUVROIR DE LITTERATURE POTENTIELLE

Circulaire n° 56

COMPTE-RENDU DE LA REUNION BASQUE 19 DECEMBRE 1964

PRESENTS : Moreau (invité), Le Lionnais, Queval, Queneau, Lescure, Schmidt, Braffort, Duchateau.

PRESIDENT : ARNAUD

LE LIONNAIS (à la serveuse) : Avant toute chose préféré l’impair, mais commande la truite.

Queneau communique un plan pour le No. 1 de la publication Mouton.

Annexe 1  .

BRAFFORT : C’est un plan charnu.

QUEVAL : C’est un plan, charnu ou non, un plan ne peut être charnu.

BRAFFORTplace : J’avais pensé à un article collectif signé Joseph Oulipo, à cause de J.O. (Journal officiel et Jeux Olympiques réunis) dans lequel nous ferions le point de notre activité, c’est-à-dire le passage de l’étude des structures simples aux structures, disons globales, dont il fut question lors de dernières séances.

LESCURE : D’accord pour le collectif mais il faut que ce soit rédigé au départ par Braffort. Après on fera circuler, ce sera une occasion de nous écrire, je trouve que nous ne nous écrivons pas assez.

QUENEAU : Le problème est le suivant pour le 1er cahier. Où la genèse avec les balbutiements, ou notre point d’arrivée exposé par Braffort.

LE LIONNAIS : 1er cahier : La Genèse. 2ème : les pré-oulipiens par Schmidt, 3ème : Braffort.

SCHMIDT : Ne faut-il pas redouter une contradiction de ton entre le 1er cahier, très vivant, et le 3ème trop didactique ?

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BRAFFORT : Pas didactique. Il s’agit de définir des termes, nous pouvons le faire d’une manière vivante. Il est évident que nous avons une interface avec la littérature, une autre avec la linguistique. Il faut préciser les choses.

QUENEAU : Il ne faut pas décourager Braffort. D’autant plus que c’est intéressant. Mais il ne faut pas rater Mouton en le faisant attendre trop longtemps.

LESCURE : Evidemment le Genèse peut être mise en ordre plus rapidement.

LE LIONNAIS : Alors en 1er : la Genèse avec une préface de Braffort annonçant que nous avons dépassé le stade du balbutiement.

QUENEAU : Le Genèse pourrait aller jusqu’à Verviers.

LESCURE : Pour la Fac des Sciences (au vin) il me faudrait une phrase de 75 mètres et 4 points de départ, bouclée.

LE LIONNAIS : 6 points de départ.

SCHMIDT : Nous sommes l’Académie des inscriptions et Belles Lettres.

LESCURE : J’avais composé une phrase…

QUEVAL : Nous écoutons.

LESCURE : Ah non, C’était un essai personnel.

QUEVAL : L’Oulipo l’exige.

QUENEAU : Il est timide.

LESCURE : Tu le sais bien.

QUEVAL : (s’étrangle, il rit)

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LE LIONNAIS : Nous empiétons sur la vie privée.

ARNAUD : Messieurs.

LESCURE : Bravo. Pour la phrase on aura des sous.

ARNAUD : Qui jugera de la qualité de notre travail ?

LESCURE : Nous… Enfin Malraux.

—Silence—

Duchateau réclame de l’argent, un mauvais plaisant suggère d’envoyer en part des comptes-rendus. Puis Monsieur Moreau nous propose une visite chez IBM avec initiation (Ce sera facile, niveau petit inadapté).

Queneau parle des voisinages.

Annexe 11  .

Le poème de Nerval a été traité dans le Journal des Poètes en utilisant le lexique fourni par J.P. Weber dans « Domaines Thématiques ».

Suit une nouvelle discussion sur le problème des champs sémantiques.

QUENEAU : Amour est-il dans le champ de haine ou d’amitié ?

BRAFFORT : Ça dépend de ce que vous prenez comme référence. Bibi Fricotin ou le romantisme vous donnera des résultats différents.

LE LIONNAIS : Il peut être intéressant pour un écrivain d’utiliser systématiquement la synonymie.

MOREAU : On a des surprises. Avec le dictionnaire de chez Larousse, soldat vous conduit à puceau.

BRAFFORT : Et puis ça devient combinatoire.

LE LIONNAIS : Mais on peut toujours s’arrêter.

QUEVAL : S’arrêter, s’arrêter…

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LE LIONNAIS : L’écrivain s’arrête quand il veut, et il indique le chemin parcouru.

Il fut encore question de : Verviers (photos : merci à Blavier), bandes magnétiques (……), bagatelle devant la porte (à parté Schmidt-Lescure poursuivi sur le trottoir).

Prochain Oulibasque 8 janvier

Le S.P.

J.D.

OUVROIR DE LITTERATURE POTENTIELLE

Circulaire n° 56

COMPTE-RENDU DE LA REUNION BASQUE 19 DECEMBRE 1964

PRESENTS : Moreau (invité), Le Lionnais, Queval, Queneau, Lescure, Schmidt, Braffort, Duchateau.

PRESIDENT : ARNAUD

LE LIONNAIS (à la serveuse) : Avant toute chose préféré l’impair, mais commande la truite.

Queneau communique un plan pour le No. 1 de la publication Mouton.

Annexe 1  .

BRAFFORT : C’est un plan charnu.

QUEVAL : C’est un plan, charnu ou non, un plan ne peut être charnu.

BRAFFORTplace : J’avais pensé à un article collectif signé Joseph Oulipo, à cause de J.O. (Journal officiel et Jeux Olympiques réunis) dans lequel nous ferions le point de notre activité, c’est-à-dire le passage de l’étude des structures simples aux structures, disons globales, dont il fut question lors de dernières séances.

LESCURE : D’accord pour le collectif mais il faut que ce soit rédigé au départ par Braffort. Après on fera circuler, ce sera une occasion de nous écrire, je trouve que nous ne nous écrivons pas assez.

QUENEAU : Le problème est le suivant pour le 1er cahier. Où la genèse avec les balbutiements, ou notre point d’arrivée exposé par Braffort.

LE LIONNAIS : 1er cahier : La Genèse. 2ème : les pré-oulipiens par Schmidt, 3ème : Braffort.

SCHMIDT : Ne faut-il pas redouter une contradiction de ton entre le 1er cahier, très vivant, et le 3ème trop didactique ?

BRAFFORT : Pas didactique. Il s’agit de définir des termes, nous pouvons le faire d’une manière vivante. Il est évident que nous avons une interface avec la littérature, une autre avec la linguistique. Il faut préciser les choses.

QUENEAU : Il ne faut pas décourager Braffort. D’autant plus que c’est intéressant. Mais il ne faut pas rater Mouton en le faisant attendre trop longtemps.

LESCURE : Evidemment le Genèse peut être mise en ordre plus rapidement.

LE LIONNAIS : Alors en 1er : la Genèse avec une préface de Braffort annonçant que nous avons dépassé le stade du balbutiement.

QUENEAU : Le Genèse pourrait aller jusqu’à Verviers.

LESCURE : Pour la Fac des Sciences (au vin) il me faudrait une phrase de 75 mètres et 4 points de départ, bouclée.

LE LIONNAIS : 6 points de départ.

SCHMIDT : Nous sommes l’Académie des inscriptions et Belles Lettres.

LESCURE : J’avais composé une phrase…

QUEVAL : Nous écoutons.

LESCURE : Ah non, C’était un essai personnel.

QUEVAL : L’Oulipo l’exige.

QUENEAU : Il est timide.

LESCURE : Tu le sais bien.

QUEVAL : (s’étrangle, il rit)

LE LIONNAIS : Nous empiétons sur la vie privée.

ARNAUD : Messieurs.

LESCURE : Bravo. Pour la phrase on aura des sous.

ARNAUD : Qui jugera de la qualité de notre travail ?

LESCURE : Nous… Enfin Malraux.

—Silence—

Duchateau réclame de l’argent, un mauvais plaisant suggère d’envoyer en part des comptes-rendus. Puis Monsieur Moreau nous propose une visite chez IBM avec initiation (Ce sera facile, niveau petit inadapté).

Queneau parle des voisinages.

Annexe 11  .

Le poème de Nerval a été traité dans le Journal des Poètes en utilisant le lexique fourni par J.P. Weber dans « Domaines Thématiques ».

Suit une nouvelle discussion sur le problème des champs sémantiques.

QUENEAU : Amour est-il dans le champ de haine ou d’amitié ?

BRAFFORT : Ça dépend de ce que vous prenez comme référence. Bibi Fricotin ou le romantisme vous donnera des résultats différents.

LE LIONNAIS : Il peut être intéressant pour un écrivain d’utiliser systématiquement la synonymie.

MOREAU : On a des surprises. Avec le dictionnaire de chez Larousse, soldat vous conduit à puceau.

BRAFFORT : Et puis ça devient combinatoire.

LE LIONNAIS : Mais on peut toujours s’arrêter.

QUEVAL : S’arrêter, s’arrêter…

LE LIONNAIS : L’écrivain s’arrête quand il veut, et il indique le chemin parcouru.

Il fut encore question de : Verviers (photos : merci à Blavier), bandes magnétiques (……), bagatelle devant la porte (à parté Schmidt-Lescure poursuivi sur le trottoir).

Prochain Oulibasque 8 janvier

Le S.P.

J.D.

DM-1 (51)

19 décembre 1964

Brandon Wilner

Chiara Mainardi

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