Compte-rendu de la réunion du 11 mars 1964

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OUVROIR DE LITTERATURE POTENTIELLE

Circulaire nº 43

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 11 MARS 1964

PRESENTS : A.-M. Schmidt, R. Queneau, N. Arnaud, P. Braffort, Latis, G. Le Clech’, J. Duchateau.

PRESIDENT : F. LE LIONNAIS.

QUENEAU : Nous allons toucher de l’argent : 500, 100 NF nous seront alloués par Gallimard pour la mise au point du manuscrit des comptes-rendus.

DUCHATEAU : Le problème est qu’il va falloir mettre l’OuLiPo en société si l’on veut éviter les impôts.

LATIS : On ne pourrait pas toucher l’argent de la main à la main ?

QUENEAU : Je ne crois pas.

ARNAUD : Faisons comme Billetdoux : nous nous exploiterons nous-mêmes.

LE CLECH’ : C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.

DUCHATEAU : La réflexivité.

LE LIONNAIS : Donnons mandat à Arnaud pour examiner le problème de notre mise en société.

LE CLECH’ : J’ai une idée : je pourrais vous proposer ma mère.

DES VOIX : Oh !

LE CLECH’ : Elle peut toucher de l’argent sans que cela influe sur sa feuille d’impôts.

QUENEAU : Je pourrais peut-être prendre à part le comptable de Gallimard.

ARNAUD : Il y a aussi les fonctionnaires internationaux ; ils sont exonérés.

LE LIONNAIS : L’un propose sa mère, l’autre je ne sais quel comptable…Messieurs, je vous en prie, votre zèle me touche, et vous égare. Il faut certes pour l’OuLiPo se montrer prêts à tout. Mais il y a l’honneur, voire notre dignité. De la discrétion donc.

DUCHATEAU : A propos des comptes-rendus, il y aura aussi le problème des corrections. Il faudra demander aux invités s’ils veulent que leurs propos soient rapportés.

ARNAUD : Quelle démocratie ! Je suis stupéfait !

LE LIONNAIS : Nous avons du pain sur la planche. A propos, je voudrais parler de l’opération tartine. R. Queneau a demandé que nous changions de restaurant : il ne peut supporter, rentré dans son bureau exigu, l’odeur de graisse dont il est imprégné.

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QUENEAU : Bens a une dent contre le Vieux Paris.

SCHMIDT : Et je dois dire que votre caille flambée de l’autre jour n’était guère appétissante.

QUENEAU : C’était pas une caille, mais une brochette d’agneau.

SCHMIDT : Je n’ai rien montré, j’étais à côté de vous : c’était une caille.

QUENEAU : Ah ! En tous les cas, ce n’était pas bon.

SCHMIDT : Vous en laissâtes même la moitié.

QUENEAU : La moitié, vraiment ? Alors c’est très très cher.

LE LIONNAIS : Le Vieux Paris est donc exclu. Puisqu’il semble que cette opération Tartine ne soit pas une mince affaire, je propose que nous en discutions à chaque repas.

(Suit une conversation générale dont émergent différentes et intelligentes propositions : installer une « ventilation » dans le bureau de R. Queneau ; fermer la porte et ouvrir la fenêtre de notre salle particulière ; R. Queneau changerait de costume après chaque déjeuner de l’OuLiPo ; installer une ventilation dans le restaurant. Conclusion de Le Clech’ : c’est l’OuLiPoaufeu.)

LE LIONNAIS : Messieurs, je veux faire mon auto critique. Je vous ai donné beaucoup de structures et peu d’exemples. La cause en est simple : je manque de temps et il m’est plus facile d’avoir des idées que d’écrire. Néanmoins, je voudrais bien insister sur le fait que nous ne sommes pas une école littéraire. Nous n’avons pas, l’OuLiPo n’a pas à écrire d’Œuvres. Des échantillons suffisent. Toutefois, puisque l’heure de la publication sonne, il faut songer à des exemples pour illustrer nos structures.

QUENEAU : Un quart d’exemples, ce serait bien.

LE LIONNAIS : Notre préface sera plus longue que notre Cromwell.

SCHMIDT : Vous m’enlevez un poids !

QUENEAU (soutenu par les chœurs) : Vous nous avez fourni des travaux d’un intérêt exceptionnel.

LE LIONNAIS : A propos, j’ai apporté quelques petits travaux, notamment des poèmes barrés.

VOIX (ce n’est pas Le Clech’) : Serait-ce le coup ?

Annexe 1, 2, 3  .

(Murmure flatteur et prolongé salue la fin de cette communication.)

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QUENEAU : A propos de plagiat par anticipation, chacun d’entre nous devrait prendre connaissance de l’article de Starobinski sur les « Anagrammes de F. de Saussure ». Il y est fait état des travaux de Saussure concernant l’utilisation systématique de l’anagramme par les poètes latins…

SCHMIDT : Starobinski semble en doute… En revanche une lettre de A. Meillet, très très bien, termine cet article. Il y a aussi les travaux de Tzara ; des philologues s’en occupent : Chevalier et la fille de Tzara. Ça pourrait nous intéresser.

LATIS (soudain) : Tzara est mort ?

ARNAUD : Respect à Dada ?

(Les regards se tournent vers G. Le Clech’.)

LE LIONNAIS : Messieurs, nous traiterons du cas de notre ami Le Clech’ à son heure. Je voudrais vous entretenir à présent de… Noël Arnaud.

ARNAUD : Pardon ?

LE LIONNAIS : Je dis Noël Arnaud parce que vous n’écoutez pas, vous n’avez aucun sens de la discipline.

ARNAUD : J’expliquais à Latis ce que c’est que le respect.

LE LIONNAIS : Le respect passe après la discipline.

SCHMIDT : On dirait du Goethe.

LE LIONNAIS (impérial) : C’est bien possible. Donc je veux parler de Moles. Il m’a donné en français son manifeste de l’art permutationnel.

ARNAUD : Il est déjà au compte-rendu numéro 40.

LE LIONNAIS : C’est un complot. Et Chomsky vous connaissez ?

BRAFFORT : Je suis sceptique.

LE LIONNAIS : Tu serais là, tu discuteras.

BRAFFORT : Je discuterai.

Procès G. Le Clech’ et Figaro Littéraire réunis

(A propos d’un article qu’il a fait paraître dans le Figaro Littéraire au cours duquel il rapportait avec humour et talent la conférence de Queneau sur l’OuLiPo à l’Institut Henri Poincaré. Mais… mais l’article se terminait par une phrase établissant une filiation directe entre l’OuLiPo et Dada.)

LE CLECH’ : Je suis pigiste, et comme tel, j’apporte mon papier au journal qui a le droit de le modifier.

ARNAUD : C’est pas Pivot (responsable de la rubrique) ?

LE CLECH’ : Non, il était absent.

ARNAUD : En tous les cas cette aventure nous apprend que les illettrés de France savent qui est Dada.

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LATIS (à part) : … (Il lève les yeux au ciel.)

ARNAUD : Le Figaro Littéraire c’est ce qu’il y a de plus bas en France. Les lecteurs ignorent Lope de Vega ou Pindare, mais Dada

LE CLECH’ : Ça les fait rire Dada. Le dada qui tire l’OuLiPo, c’était une bonne locomotive. Mais je crois que c’est Chalon.

LATIS : Ah ! J’aurais dû m’en méfier. Pendant longtemps il a souscrit au Collège des abonnements chers. On l’avait repéré.

LE CLECH’ : Serait-ce une vengeance ?

SCHMIDT : Ou simplement un jeu de mot sur dada : oulipo : un dada.

LE LIONNAIS : C’est du bégaiement.

QUENEAU : De l’infantilisme : à dada sur le pot.

SCHMIDT : Ce Chalon est-il un Vicourt ?

(De l’onomastique on passe à la linguistique.)

BRAFFORT : A Nancy en octobre, il y aura un colloque de linguistique appliquée. Madame Hirschberg sera présente.

QUENEAU et DUCHATEAU (ensemble) : Oh !

SCHMIDT : Il y a sur Europe I à 12 h. 20 une émission parfois amusante : « dira, dira pas ».

LE LIONNAIS: Très juste. A 17 h. 30 à l’Institut H. Poincaré il y a une conférence à ce sujet.

QUENEAU : Je voudrais dire un mot d’Ispra où nous fûmes fort bien accueillis. Malheureusement J. Bens était tout triste. Des propos sur l’avenir incertain de la traduction automatique le chagrinèrent profondément. J’ai dîné l’autre soir avec ma belle sœur et elle m’a dit : « Je vais transformer ma maison en bas ». Je me suis surpris en train de m’interroger perplexe : « Pourquoi en bas et pas en chaussette ? » La traduction automatique c’est ça. De l’ambiguïté, toujours de l’ambiguïté. ET = EST.

BRAFFORT : Mauriac a écrit : « Je ruminais des pensées profondes sur ces routes. » (Il roulait.) Pour comprendre le sens des termes, il faut un contexte large, bien sûr.

LE LIONNAIS : Je voudrais proposer un esclave. (Lescure ne réagit pas, il n’est pas là.) Cournet : intelligent, cultivé, il prépare pour Berès l’édition du traité de logique d’Alice au pays des Merveilles. Je vous en avais déjà parlé (compte-rendu nº41).

SCHMIDT : Est-ce qu’il ne faudrait pas prévoir un rituel initiatique pour les esclaves ?

Prochaine réunion : 10 avril, 12 h 30 — Invités : CaradecCournet

Pour le S.P. : Louis Meigret

OUVROIR DE LITTERATURE POTENTIELLE

Circulaire nº 43

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 11 MARS 1964

PRESENTS : A.-M. Schmidt, R. Queneau, N. Arnaud, P. Braffort, Latis, G. Le Clech’, J. Duchateau.

PRESIDENT : F. LE LIONNAIS.

QUENEAU : Nous allons toucher de l’argent : 500, 100 NF nous seront alloués par Gallimard pour la mise au point du manuscrit des comptes-rendus.

DUCHATEAU : Le problème est qu’il va falloir mettre l’OuLiPo en société si l’on veut éviter les impôts.

LATIS : On ne pourrait pas toucher l’argent de la main à la main ?

QUENEAU : Je ne crois pas.

ARNAUD : Faisons comme Billetdoux : nous nous exploiterons nous-mêmes.

LE CLECH’ : C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.

DUCHATEAU : La réflexivité.

LE LIONNAIS : Donnons mandat à Arnaud pour examiner le problème de notre mise en société.

LE CLECH’ : J’ai une idée : je pourrais vous proposer ma mère.

DES VOIX : Oh !

LE CLECH’ : Elle peut toucher de l’argent sans que cela influe sur sa feuille d’impôts.

QUENEAU : Je pourrais peut-être prendre à part le comptable de Gallimard.

ARNAUD : Il y a aussi les fonctionnaires internationaux ; ils sont exonérés.

LE LIONNAIS : L’un propose sa mère, l’autre je ne sais quel comptable…Messieurs, je vous en prie, votre zèle me touche, et vous égare. Il faut certes pour l’OuLiPo se montrer prêts à tout. Mais il y a l’honneur, voire notre dignité. De la discrétion donc.

DUCHATEAU : A propos des comptes-rendus, il y aura aussi le problème des corrections. Il faudra demander aux invités s’ils veulent que leurs propos soient rapportés.

ARNAUD : Quelle démocratie ! Je suis stupéfait !

LE LIONNAIS : Nous avons du pain sur la planche. A propos, je voudrais parler de l’opération tartine. R. Queneau a demandé que nous changions de restaurant : il ne peut supporter, rentré dans son bureau exigu, l’odeur de graisse dont il est imprégné.

QUENEAU : Bens a une dent contre le Vieux Paris.

SCHMIDT : Et je dois dire que votre caille flambée de l’autre jour n’était guère appétissante.

QUENEAU : C’était pas une caille, mais une brochette d’agneau.

SCHMIDT : Je n’ai rien montré, j’étais à côté de vous : c’était une caille.

QUENEAU : Ah ! En tous les cas, ce n’était pas bon.

SCHMIDT : Vous en laissâtes même la moitié.

QUENEAU : La moitié, vraiment ? Alors c’est très très cher.

LE LIONNAIS : Le Vieux Paris est donc exclu. Puisqu’il semble que cette opération Tartine ne soit pas une mince affaire, je propose que nous en discutions à chaque repas.

(Suit une conversation générale dont émergent différentes et intelligentes propositions : installer une « ventilation » dans le bureau de R. Queneau ; fermer la porte et ouvrir la fenêtre de notre salle particulière ; R. Queneau changerait de costume après chaque déjeuner de l’OuLiPo ; installer une ventilation dans le restaurant. Conclusion de Le Clech’ : c’est l’OuLiPoaufeu.)

LE LIONNAIS : Messieurs, je veux faire mon auto critique. Je vous ai donné beaucoup de structures et peu d’exemples. La cause en est simple : je manque de temps et il m’est plus facile d’avoir des idées que d’écrire. Néanmoins, je voudrais bien insister sur le fait que nous ne sommes pas une école littéraire. Nous n’avons pas, l’OuLiPo n’a pas à écrire d’Œuvres. Des échantillons suffisent. Toutefois, puisque l’heure de la publication sonne, il faut songer à des exemples pour illustrer nos structures.

QUENEAU : Un quart d’exemples, ce serait bien.

LE LIONNAIS : Notre préface sera plus longue que notre Cromwell.

SCHMIDT : Vous m’enlevez un poids !

QUENEAU (soutenu par les chœurs) : Vous nous avez fourni des travaux d’un intérêt exceptionnel.

LE LIONNAIS : A propos, j’ai apporté quelques petits travaux, notamment des poèmes barrés.

VOIX (ce n’est pas Le Clech’) : Serait-ce le coup ?

Annexe 1, 2, 3  .

(Murmure flatteur et prolongé salue la fin de cette communication.)

QUENEAU : A propos de plagiat par anticipation, chacun d’entre nous devrait prendre connaissance de l’article de Starobinski sur les « Anagrammes de F. de Saussure ». Il y est fait état des travaux de Saussure concernant l’utilisation systématique de l’anagramme par les poètes latins…

SCHMIDT : Starobinski semble en doute… En revanche une lettre de A. Meillet, très très bien, termine cet article. Il y a aussi les travaux de Tzara ; des philologues s’en occupent : Chevalier et la fille de Tzara. Ça pourrait nous intéresser.

LATIS (soudain) : Tzara est mort ?

ARNAUD : Respect à Dada ?

(Les regards se tournent vers G. Le Clech’.)

LE LIONNAIS : Messieurs, nous traiterons du cas de notre ami Le Clech’ à son heure. Je voudrais vous entretenir à présent de… Noël Arnaud.

ARNAUD : Pardon ?

LE LIONNAIS : Je dis Noël Arnaud parce que vous n’écoutez pas, vous n’avez aucun sens de la discipline.

ARNAUD : J’expliquais à Latis ce que c’est que le respect.

LE LIONNAIS : Le respect passe après la discipline.

SCHMIDT : On dirait du Goethe.

LE LIONNAIS (impérial) : C’est bien possible. Donc je veux parler de Moles. Il m’a donné en français son manifeste de l’art permutationnel.

ARNAUD : Il est déjà au compte-rendu numéro 40.

LE LIONNAIS : C’est un complot. Et Chomsky vous connaissez ?

BRAFFORT : Je suis sceptique.

LE LIONNAIS : Tu serais là, tu discuteras.

BRAFFORT : Je discuterai.

Procès G. Le Clech’ et Figaro Littéraire réunis

(A propos d’un article qu’il a fait paraître dans le Figaro Littéraire au cours duquel il rapportait avec humour et talent la conférence de Queneau sur l’OuLiPo à l’Institut Henri Poincaré. Mais… mais l’article se terminait par une phrase établissant une filiation directe entre l’OuLiPo et Dada.)

LE CLECH’ : Je suis pigiste, et comme tel, j’apporte mon papier au journal qui a le droit de le modifier.

ARNAUD : C’est pas Pivot (responsable de la rubrique) ?

LE CLECH’ : Non, il était absent.

ARNAUD : En tous les cas cette aventure nous apprend que les illettrés de France savent qui est Dada.

LATIS (à part) : … (Il lève les yeux au ciel.)

ARNAUD : Le Figaro Littéraire c’est ce qu’il y a de plus bas en France. Les lecteurs ignorent Lope de Vega ou Pindare, mais Dada

LE CLECH’ : Ça les fait rire Dada. Le dada qui tire l’OuLiPo, c’était une bonne locomotive. Mais je crois que c’est Chalon.

LATIS : Ah ! J’aurais dû m’en méfier. Pendant longtemps il a souscrit au Collège des abonnements chers. On l’avait repéré.

LE CLECH’ : Serait-ce une vengeance ?

SCHMIDT : Ou simplement un jeu de mot sur dada : oulipo : un dada.

LE LIONNAIS : C’est du bégaiement.

QUENEAU : De l’infantilisme : à dada sur le pot.

SCHMIDT : Ce Chalon est-il un Vicourt ?

(De l’onomastique on passe à la linguistique.)

BRAFFORT : A Nancy en octobre, il y aura un colloque de linguistique appliquée. Madame Hirschberg sera présente.

QUENEAU et DUCHATEAU (ensemble) : Oh !

SCHMIDT : Il y a sur Europe I à 12 h. 20 une émission parfois amusante : « dira, dira pas ».

LE LIONNAIS: Très juste. A 17 h. 30 à l’Institut H. Poincaré il y a une conférence à ce sujet.

QUENEAU : Je voudrais dire un mot d’Ispra où nous fûmes fort bien accueillis. Malheureusement J. Bens était tout triste. Des propos sur l’avenir incertain de la traduction automatique le chagrinèrent profondément. J’ai dîné l’autre soir avec ma belle sœur et elle m’a dit : « Je vais transformer ma maison en bas ». Je me suis surpris en train de m’interroger perplexe : « Pourquoi en bas et pas en chaussette ? » La traduction automatique c’est ça. De l’ambiguïté, toujours de l’ambiguïté. ET = EST.

BRAFFORT : Mauriac a écrit : « Je ruminais des pensées profondes sur ces routes. » (Il roulait.) Pour comprendre le sens des termes, il faut un contexte large, bien sûr.

LE LIONNAIS : Je voudrais proposer un esclave. (Lescure ne réagit pas, il n’est pas là.) Cournet : intelligent, cultivé, il prépare pour Berès l’édition du traité de logique d’Alice au pays des Merveilles. Je vous en avais déjà parlé (compte-rendu nº41).

SCHMIDT : Est-ce qu’il ne faudrait pas prévoir un rituel initiatique pour les esclaves ?

Prochaine réunion : 10 avril, 12 h 30 — Invités : CaradecCournet

Pour le S.P. : Louis Meigret

DM-1 (42)

11 mars 1964

Natalie Berkman

Chiara Mainardi

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