Compte-rendu de la réunion du 31 janvier 1964

Image manquante
  

OUVROIR DE
LITTERATURE
POTENTIELLE

Circulaire nº 42

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 31 JANVIER 1964

PRESENTS : N. Arnaud, J. Bens, C. Berge, J. Lescure, G. Le Clech’, F. Le Lionnais, J. Queval, R. Queneau, J. Duchateau.

INVITE : J. Ferry

PRESIDENT : BRAFFORT.

Braffort accueille Jean Ferry qui ne s’appelle pas Ferry.

BRAFFORT : C’est une coïncidence différée puisque j’ai un Ferry dans ma famille.

TOUS : Ah !

On boit un kir différé tout en évoquant les travaux de Ferry sur Roussel ; J. Bens tente de nous faire part des sentiments ambigus qui l’animent en constatant la présence (réelle) de notre invité (perpétuellement) imaginaire.

J. Lescure et Cl Berge trinquent à l’eau de Vichy.

LE CLECH’ : Je lui (Lescure) ai massé le tendon d’Achille et il a mal au foie.

LESCURE : J’ai un esclave à proposer.

BENS : Encore. Peut-être serait-il bon que nous n’élevions pas à la dignité d’esclave tout un chacun.

LE CLECH’ : Bravo.

QUENEAU : Je propose un statut de l’esclave : il y aurait l’esclave nègre, le romain du type familial… Qu’à Vence Bens y pense. Non ?

BENS : Ouais.

BRAFFORT : La parole à Lescure.

LESCURE : Je rappelle les journées C. Beck à Verviers du 2 au 5 octobre, y aura un ministre, Blavier offre des sous, demande le film sur Dubuffet, une séance de l’OuLiPo…

(Sur ce, Lescure s’esquive.)

R. Queneau : Prends pas froid, écris-moi.

LE LIONNAIS : Je voudrais parler du retentissement (considérable) de la conférence de R. Queneau à l’Institut H. Poincaré. Une fois de plus, nous avons pu constater que si les écrivains nous ignorent totalement, les scientifiques nous manifestent leur attention, voire leur admiration.

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Suit une discussion entre Berge, Le Lionnais et Queneau portant sur les différences existant entre les ensembles (« pris collectivement, considérés comme formant des totalités achevées susceptibles d’être, comme telles, éléments d’autres ensembles ») ; les classes (« prises distributivement et ne constituant pas de telles totalités ») ; les ensembles abstraits (« ensembles dont on ne tient pas compte de la matière des éléments les constituant » les définitions ont été gracieusement prêtées par Lalande).

BERGE : Dans le fini on peut considérer qu’il n’y a pas de différence entre les classes et les ensembles.

LE LIONNAIS : Une classe finie, c’est un ensemble.

QUENEAU : La classe dont j’avais parlé étant finie se trouve donc être un ensemble.

QUEVAL : Je demande l’exclusion de Queneau, Berge et Le Lionnais pour qu’ils puissent poursuivre tranquillement leurs échanges de points de vue.

LE LIONNAIS : Messieurs, je vais vous surprendre : j’ai trouvé une intersection.

DUCHATEAU : Ah !

BRAFFORT : Silence.

LE LIONNAIS : Entre Tamerlan, Grévy et Queneau.

BRAFFORT : Que les « surpris » se manifestent.

Silence.

LE LIONNAIS : Il s’agit des échecs (un temps). Je ne permets pas aux fortes têtes de hausser les épaules.

Nouvelle discussion générale au cours de laquelle émergent les noms de Musset qui aimait autant le jeu que les formes et abandonna une partie bien que dans une position favorable, d’André Bergens : éclats de rire de Bens, Queval (renseignements pris il s’agit d’une dame qui poursuivit Queneau dans une retraite bretonne pour lui presser la matière grise après avoir fait subir le même sort à Bens et Queval), enfin de la Pléiade.

QUENEAU (à Le Lionnais) : A propos de jeux, je t’envoie une lettre.

LE LIONNAIS : …

QUENEAU (très très doux) : Ton article.

LE LIONNAIS : Fatalitas.

BRAFFORT : Messieurs, revenons à l’ordre du jour : la redondance chez Racine par Queneau.

QUENEAU : Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, la redondance existe bel et bien chez Racine.

BENS : Encore un préjugé qui nous coûtait cher.

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QUENEAU : Avec le Songe d’Athalie, je me suis livré à un petit exercice. (Annexe 1  )

QUENEAU : A propos de la permutation, je voudrais insister sur l’importance du sens. Gross cite : La Vertèbe inquiète la voile légale. Cette phrase est le résultat d’une permutation qui n’a pas d’intérêt à mon avis. Il nous faut, à chaque permutation, remettre un sens en situation.

FERRY : Roussel était très soucieux de respecter ce principe. Il se donnait des mots, et avec ces mots il établissait une phrase qui devait lui permettre le maximum de permutation dont devait naître le maximum de sens. Il ne s’agissait pas de dire n’importe quoi.

QUENEAU (peut-être)

ou

BENS : On trouverait un rapport avec la musique, suivant que l’on ait une forme fermée, c’est-à-dire donnant une seule solution, ou une forme ouverte qui elle fournirait plusieurs solutions.

ARNAUD : Le lettrisme n’utilise que des formes ouvertes.

BRAFFORT : Je me pose deux questions concernant la permutation : comment peut-on passer d’une circulaire du gaz à un récit « suspens » par exemple ? Deuxièmement est-ce que dans le cas du suspens la permutation n’est pas particulièrement rentable ?

DUCHATEAU : Peut-être est-elle rentable dans la mesure où le suspens utilise volontiers l’intersection. Exemple : les livres de la Série noire.

LE LIONNAIS : Queneau a insisté dans sa conférence sur la distinction qu’il convenait de faire entre l’aléatoire et la structure.

BENS : Berge avait défini l’OuLiPo « un anti-hasard ».

QUENEAU : Je n’ai fait qu’exprimer l’orthodoxie.

QUEVAL : Mais qu’est-ce le hasard ?

BERGE : On parle de hasard lorsque l’on se trouve en face de « conséquences » dont les causes sont trop complexes pour être déterminées.

QUENEAU : Un mystère.

LE CLECH’ : Ça relève du hasard le mystère ?

BENS (à Lescure) : Vous prenez aussi un mystère.

LESCURE : … (il est parti).

BENS : … (Il s’aperçoit que Lescure n’est plus là.)

LE LIONNAIS : Je propose que nous posions comme hypothèse de travail (à vérifier) la non-poésie traitée en S + 7 reste de la non-poésie.

LE CLECH’ : Il y a les poèmes yougoslaves.

QUENEAU : Il faut les a 7 tisés.

BRAFFORT : La parole à Le Lionnais.

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LE LIONNAIS : Queneau pour la première fois a parlé de groupe en littérature. On pourrait voir ce qu’il en est avec les sous-groupes. Les exercices lipogrammaticaux, eux, me rappellent la notion de filtre. Le filtre de n dans la langue française serait formé des mots comprenant n (Bens, Queneau). On pourrait composer un poème dont les mots ne seraient pris que dans un tel filtre.

LE CLECH’ : Intitulé le marc de café.

BENS : Tout de même…

LE CLECH’ : Mais non…

BENS : Ecoutez…

LE CLECH’ : Puisque je vous dis…

BENS : Vraiment…

LE CLECH’ : Forcément.

Bref, on s’interroge pour savoir si Sabbagh a, ou n’a pas, comme livre de chevet l’Odysée de Tryphiodore.

QUEVAL : A propos de T.V, pourquoi l’OuLiPo n’en ferait pas ?

LE CLECH’ : Je peux en parler à Legris.

ARNAUD : On pourrait aussi passer à Bobino.

BRAFFORT : Et fonder un prix littéraire.

QUENEAU : Messieurs, je suis contre tout. Laissez faire le temps.

LE LIONNAIS : Bravo.

FERRY : Je ne sais pas quelle est votre position vis-à-vis de la rhétorique, mais j’ai remarqué dans Tintin un phénomène qui me paraît très intéressant : Un personnage dit en parlant d’un autre : « C’est un salaud », et l’interlocuteur renchérit : « Je dirai plus, c’est un salaud »

BENS : C’est intéressant.

Finale

FERRY : A propos de Bizarre.

BRAFFORT : Vous me devez 21,00 Fr

BENS : Je peux vous téléphoner je vois le directeur de ma collection demain.

QUENEAU : C’est faussement hébraïque.

LE CLECH’ : Non addition.

QUENEAU : Peut-être. Ça suppose une école de déformation du latin bizarroïde.

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BENS : L’apparition de la vie.

LE LIONNAIS : Théorie mathématique.

LE CLECH’ : Qu’est-ce que vous faites ?

BRAFFORT : J’étais étudiant.

QUENEAU : Persévérance de la Cabale.

LE CLECH’ : Le Figaro Littéraire est venu…

QUENEAU : Ouais.

ARNAUD : C’est un amusement. L’influence juive est évidente.

LE LIONNAIS : 2 yeux : ça tombe dans la magie.

BENS : Incroyable, j’arrive de Vence pour me voir demander du papier par cet individu ! (Il refuse.) (Fin du Finale.)

Prochain rendez-vous : 11 mars — ex Basque — 12 h 30.

Invité : Caradec.

Pour le S.P. :

Louis Meigret

OUVROIR DE
LITTERATURE
POTENTIELLE

Circulaire nº 42

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 31 JANVIER 1964

PRESENTS : N. Arnaud, J. Bens, C. Berge, J. Lescure, G. Le Clech’, F. Le Lionnais, J. Queval, R. Queneau, J. Duchateau.

INVITE : J. Ferry

PRESIDENT : BRAFFORT.

Braffort accueille Jean Ferry qui ne s’appelle pas Ferry.

BRAFFORT : C’est une coïncidence différée puisque j’ai un Ferry dans ma famille.

TOUS : Ah !

On boit un kir différé tout en évoquant les travaux de Ferry sur Roussel ; J. Bens tente de nous faire part des sentiments ambigus qui l’animent en constatant la présence (réelle) de notre invité (perpétuellement) imaginaire.

J. Lescure et Cl Berge trinquent à l’eau de Vichy.

LE CLECH’ : Je lui (Lescure) ai massé le tendon d’Achille et il a mal au foie.

LESCURE : J’ai un esclave à proposer.

BENS : Encore. Peut-être serait-il bon que nous n’élevions pas à la dignité d’esclave tout un chacun.

LE CLECH’ : Bravo.

QUENEAU : Je propose un statut de l’esclave : il y aurait l’esclave nègre, le romain du type familial… Qu’à Vence Bens y pense. Non ?

BENS : Ouais.

BRAFFORT : La parole à Lescure.

LESCURE : Je rappelle les journées C. Beck à Verviers du 2 au 5 octobre, y aura un ministre, Blavier offre des sous, demande le film sur Dubuffet, une séance de l’OuLiPo…

(Sur ce, Lescure s’esquive.)

R. Queneau : Prends pas froid, écris-moi.

LE LIONNAIS : Je voudrais parler du retentissement (considérable) de la conférence de R. Queneau à l’Institut H. Poincaré. Une fois de plus, nous avons pu constater que si les écrivains nous ignorent totalement, les scientifiques nous manifestent leur attention, voire leur admiration.

Suit une discussion entre Berge, Le Lionnais et Queneau portant sur les différences existant entre les ensembles (« pris collectivement, considérés comme formant des totalités achevées susceptibles d’être, comme telles, éléments d’autres ensembles ») ; les classes (« prises distributivement et ne constituant pas de telles totalités ») ; les ensembles abstraits (« ensembles dont on ne tient pas compte de la matière des éléments les constituant » les définitions ont été gracieusement prêtées par Lalande).

BERGE : Dans le fini on peut considérer qu’il n’y a pas de différence entre les classes et les ensembles.

LE LIONNAIS : Une classe finie, c’est un ensemble.

QUENEAU : La classe dont j’avais parlé étant finie se trouve donc être un ensemble.

QUEVAL : Je demande l’exclusion de Queneau, Berge et Le Lionnais pour qu’ils puissent poursuivre tranquillement leurs échanges de points de vue.

LE LIONNAIS : Messieurs, je vais vous surprendre : j’ai trouvé une intersection.

DUCHATEAU : Ah !

BRAFFORT : Silence.

LE LIONNAIS : Entre Tamerlan, Grévy et Queneau.

BRAFFORT : Que les « surpris » se manifestent.

Silence.

LE LIONNAIS : Il s’agit des échecs (un temps). Je ne permets pas aux fortes têtes de hausser les épaules.

Nouvelle discussion générale au cours de laquelle émergent les noms de Musset qui aimait autant le jeu que les formes et abandonna une partie bien que dans une position favorable, d’André Bergens : éclats de rire de Bens, Queval (renseignements pris il s’agit d’une dame qui poursuivit Queneau dans une retraite bretonne pour lui presser la matière grise après avoir fait subir le même sort à Bens et Queval), enfin de la Pléiade.

QUENEAU (à Le Lionnais) : A propos de jeux, je t’envoie une lettre.

LE LIONNAIS : …

QUENEAU (très très doux) : Ton article.

LE LIONNAIS : Fatalitas.

BRAFFORT : Messieurs, revenons à l’ordre du jour : la redondance chez Racine par Queneau.

QUENEAU : Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, la redondance existe bel et bien chez Racine.

BENS : Encore un préjugé qui nous coûtait cher.

QUENEAU : Avec le Songe d’Athalie, je me suis livré à un petit exercice. (Annexe 1  )

QUENEAU : A propos de la permutation, je voudrais insister sur l’importance du sens. Gross cite : La Vertèbe inquiète la voile légale. Cette phrase est le résultat d’une permutation qui n’a pas d’intérêt à mon avis. Il nous faut, à chaque permutation, remettre un sens en situation.

FERRY : Roussel était très soucieux de respecter ce principe. Il se donnait des mots, et avec ces mots il établissait une phrase qui devait lui permettre le maximum de permutation dont devait naître le maximum de sens. Il ne s’agissait pas de dire n’importe quoi.

QUENEAU (peut-être)

ou

BENS : On trouverait un rapport avec la musique, suivant que l’on ait une forme fermée, c’est-à-dire donnant une seule solution, ou une forme ouverte qui elle fournirait plusieurs solutions.

ARNAUD : Le lettrisme n’utilise que des formes ouvertes.

BRAFFORT : Je me pose deux questions concernant la permutation : comment peut-on passer d’une circulaire du gaz à un récit « suspens » par exemple ? Deuxièmement est-ce que dans le cas du suspens la permutation n’est pas particulièrement rentable ?

DUCHATEAU : Peut-être est-elle rentable dans la mesure où le suspens utilise volontiers l’intersection. Exemple : les livres de la Série noire.

LE LIONNAIS : Queneau a insisté dans sa conférence sur la distinction qu’il convenait de faire entre l’aléatoire et la structure.

BENS : Berge avait défini l’OuLiPo « un anti-hasard ».

QUENEAU : Je n’ai fait qu’exprimer l’orthodoxie.

QUEVAL : Mais qu’est-ce le hasard ?

BERGE : On parle de hasard lorsque l’on se trouve en face de « conséquences » dont les causes sont trop complexes pour être déterminées.

QUENEAU : Un mystère.

LE CLECH’ : Ça relève du hasard le mystère ?

BENS (à Lescure) : Vous prenez aussi un mystère.

LESCURE : … (il est parti).

BENS : … (Il s’aperçoit que Lescure n’est plus là.)

LE LIONNAIS : Je propose que nous posions comme hypothèse de travail (à vérifier) la non-poésie traitée en S + 7 reste de la non-poésie.

LE CLECH’ : Il y a les poèmes yougoslaves.

QUENEAU : Il faut les a 7 tisés.

BRAFFORT : La parole à Le Lionnais.

LE LIONNAIS : Queneau pour la première fois a parlé de groupe en littérature. On pourrait voir ce qu’il en est avec les sous-groupes. Les exercices lipogrammaticaux, eux, me rappellent la notion de filtre. Le filtre de n dans la langue française serait formé des mots comprenant n (Bens, Queneau). On pourrait composer un poème dont les mots ne seraient pris que dans un tel filtre.

LE CLECH’ : Intitulé le marc de café.

BENS : Tout de même…

LE CLECH’ : Mais non…

BENS : Ecoutez…

LE CLECH’ : Puisque je vous dis…

BENS : Vraiment…

LE CLECH’ : Forcément.

Bref, on s’interroge pour savoir si Sabbagh a, ou n’a pas, comme livre de chevet l’Odysée de Tryphiodore.

QUEVAL : A propos de T.V, pourquoi l’OuLiPo n’en ferait pas ?

LE CLECH’ : Je peux en parler à Legris.

ARNAUD : On pourrait aussi passer à Bobino.

BRAFFORT : Et fonder un prix littéraire.

QUENEAU : Messieurs, je suis contre tout. Laissez faire le temps.

LE LIONNAIS : Bravo.

FERRY : Je ne sais pas quelle est votre position vis-à-vis de la rhétorique, mais j’ai remarqué dans Tintin un phénomène qui me paraît très intéressant : Un personnage dit en parlant d’un autre : « C’est un salaud », et l’interlocuteur renchérit : « Je dirai plus, c’est un salaud »

BENS : C’est intéressant.

Finale

FERRY : A propos de Bizarre.

BRAFFORT : Vous me devez 21,00 Fr

BENS : Je peux vous téléphoner je vois le directeur de ma collection demain.

QUENEAU : C’est faussement hébraïque.

LE CLECH’ : Non addition.

QUENEAU : Peut-être. Ça suppose une école de déformation du latin bizarroïde.

BENS : L’apparition de la vie.

LE LIONNAIS : Théorie mathématique.

LE CLECH’ : Qu’est-ce que vous faites ?

BRAFFORT : J’étais étudiant.

QUENEAU : Persévérance de la Cabale.

LE CLECH’ : Le Figaro Littéraire est venu…

QUENEAU : Ouais.

ARNAUD : C’est un amusement. L’influence juive est évidente.

LE LIONNAIS : 2 yeux : ça tombe dans la magie.

BENS : Incroyable, j’arrive de Vence pour me voir demander du papier par cet individu ! (Il refuse.) (Fin du Finale.)

Prochain rendez-vous : 11 mars — ex Basque — 12 h 30.

Invité : Caradec.

Pour le S.P. :

Louis Meigret

DM-1 (40)

31 janvier 1964

PB

Jean Ferry

Natalie Berkman

Viviana Birolli

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